Taï Chi Chuan - San Yuan 18


Le Tai Chi Chuan est un art martial interne qui remonte au 12ème siècle. Il a été transmis par les chinois.
Le Tai chi Chuan n’a pas un fondateur unique. Il est le fruit de la confluence de différents courants et d’une longue évolution enrichie par les maîtres qui se sont succédés. Au long de cette évolution, le centre et les principes sont demeurés les mêmes : l’interaction entre le Ying et le Yang, relation d’unité et d’équilibre qui est à la base de la pensée chinoise.

Le Tai Chi Chuan développe l’unité de la personne. Méditation, art martial, art du mouvement, pratique du souffle, ont des effets thérapeutiques excellents pour la santé.
Le Tai Chi Chuan ouvre la voie d’un équilibre retrouvé, un chemin vers soi même et les autres. Avec la pratique régulière, la confiance en soi se fortifie, l’énergie augmente et s’affine. La présence s’allie à la joie, le vide et la plénitude se manifestent.

Nous pratiquons le Tai Chi Chuan de la famille TUNG. C ‘est un Tai Chi Chuan de forme YANG longue.

Le pratiquant y découvre au fur et à mesure différents niveaux qui relient corps et esprit, intention et réalisation.

La pratique de la forme lente faite de 81 mouvements conduit à : être relâché et agile, relier le haut et le bas du corps, unir l’intérieur et l’extérieur, lier les mouvements sans interruption, rechercher le calme au sein du mouvement.

Les exercices à deux

La pratique du TUI SHOU ou poussées des mains est l’apprentissage de l’équilibre, de l’écoute de l’énergie et de la force du partenaire. Son apprentissage se fait par l’application des mouvements de la forme lente.

Les formes rapides

Elles se pratiquent par des mouvements plus compacts, qui émergent de la fluidité des mouvements acquis dans la forme lente.

La pratique des armes (sabre, épée, bâton)

Elle est accessible après avoir bien intégré la forme lente et rapide     


Dans l’exercice de toute cette pratique, notre attention, notre vision, notre ouïe, notre conscience corporelle sont en éveil et s’enrichissent.
La plus grande efficacité vient de la lenteur, de la souplesse et de la patience, d'une certaine subtilité et de la précision.

Il est un sport, plein d'esprit, que l'on peut longuement apprivoiser.

Nos expressions populaires conviennent dès le premier abord à cette pratique : "Avoir les reins solides, ne pas avoir les deux pieds dans le même sabot, ne pas perdre le Nord".
Lorsque le pratiquant retrouve son centre, disent les Chinois, lorsque "le TAO agit par lui", il devient le "pilier entre le ciel et la terre".

 

Philippe Arcier